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« 8 jours sur 7 » se présente comme une farce dans le style commedia dell’arte contemporaine.
Deux comédiens pour  quatre personnages.
Les deux demis frères Fati-Fantoni sont issus de l’illustre famille de saltimbanques les FATI-FANTONI depuis des générations.
Bonimenteurs et comédiens ils vont de ville en ville dresser leurs tréteaux sur les places publiques.
Ces forains échevelés en diable battent le pavé pour présenter « leur »  farce en un acte dans le style de la commedia delL’arte : Quiproquos, coups de théâtre et retournements de situation sont au rendez-vous pour le plus grand plaisir des spectateurs.

Mais nos deux comédiens ne respectent pas tout à fait l’héritage transmis.
Ceux-ci se jouent du théâtre et de sa représentation. Il suffit de voir leur dispositif scénique où les loges occupent le devant de la scène , où les coulisses sont visibles, où les changements de costumes, de masques et maquillages se font à vue.
Où l’envers et l’endroit se côtoient. Où tout se montre et rien ne se dérobe au regard du spectateur.
Ils troquent les canevas traditionnels : les histoires de mariages contrariés par un thème actuel : le travail.

Leur souci est de partager dans la convivialité un théâtre qui s’adresse à tous tout en donnant à voir nos travers, nos défauts autant que notre humanité.

Le spectacle s’interroge sur la diminution de la centralité du travail aujourd’hui qui était la norme durant les trente glorieuses.

Diminution globale du temps de travail dans la vie d’une personne, l’insatisfaction du travail en tant que tel (par la flexibilité et la compétitivité croissante demandée aux travailleurs, et le stress que cela engendre). L’individualisme contemporain et les difficiles solidarités entre les individualités et les groupes. On fait face à une sorte de « culture unique » qui voudrait que nous soyons TOUS des producteurs de bien de consommation et consommateurs de ces biens…… D’où une marchandisation du travailleur.

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